Question
La
scoliose idiopathique reste donc un vaste champ d’investigation
?
Réponse
En l’absence de critères précoces
fiables de pronostic, la mise en route des traitements
actuels, purement symptomatique,
repose sur l’aggravation constatée à plusieurs examens
successifs.
Oui, il comporte encore beaucoup de zones
à explorer. Tant de questions restent posées !
Quelle est la cause ou quelles sont les causes de la
scoliose idiopathique? Pourquoi sont-elles plus fréquentes
chez la fille que chez le garçon ? Qu’est-ce qui détermine
sa localisation ?
Pourquoi certaines sont elles plus évolutives
que d’autres ?
Quel est le mécanisme de son évolution, au niveau des
vertèbres, des disques, des ligaments ?
Y-a-t’il d’autres anomalies associées
actuellement inconnues ?
Quelle est la part de la station verticale bipède de
l’espèce humaine dans son apparition et son évolution
?
Les centres d’équilibre jouent-ils un rôle ?
Dans le cadre non démembré de ce que
nous appelons la scoliose idiopathique, il existe sans
doute des maladies d’origine diverses.
Comment les individualiser ? Comment mieux les traiter
? Comment les prévenir ?
Ces questions que nous nous posions il y a 50 ans n’ont toujours pas reçu de réponse aujourd’hui !
Un facteur génétique existe certainement. La fréquence des cas familiaux même mineurs, est nettement significative. Une enquête effectuée en France en 1974 a montré que dans 40% des cas au moins, un autre cas familial pouvait être retrouvé.
C’est dire l’importance de l’examen systématique précoce et répété de tous les frères et sœurs d’un enfant atteint de scoliose idiopathique.
Des facteurs d’ordre endocrinien, biomécanique, neurologique,
métabolique et autres interviennent sans doute également
dans l’apparition et l’aggravation de la maladie.
Ils ne sont actuellement toujours pas identifiés. Quelle
est la part des uns et des autres ? Se combinent-ils
entre eux ? Comment ?